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Alexandre Poussin : « Je me sens comme un membre de l’équipe ! »

Alexandre Poussin : «  Je me sens comme un membre de l’équipe ! »

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Alexandre Poussin : « Je me sens comme un membre de l’équipe ! »

En tant qu’écrivain-voyageur-réalisateur, Alexandre Poussin sera prochainement invité d’honneur du Festival International du Film et du Livre d’Aventure de la Rochelle où il présentera son film « Madatrek » le 16 novembre prochain. Mais ce passionné d’aventures en tout genre qui a notamment voyagé en famille pendant 4 ans à Madagascar, avec une charrette à Zébus, est aussi le parrain de l’Imoca APIVIA. Depuis le départ donné dimanche, il ne cache pas suivre le bateau avec passion sur cette Transat Jacques Vabre. Extraits…

En tant que parrain, comment suivez-vous la course de l’Imoca APIVIA ?
Alexandre Poussin : « Toutes les heures, je rafraîchis la cartographie sur le site. Je me sens comme un membre de l’équipe. On aimerait avoir une ligne directe avec eux pour les encourager, leur raconter tout ce que cela représente de suivre la course.
C’est extraordinaire. C’est du réel, c’est la vraie vie et on les imagine très bien !  »


Vous qui faites l’éloge de la lenteur d’habitude , que vous évoque cette course de vitesse ?
AP : « Je suis un fan de glisse, peu importe le support. C’est mon univers. Que ce soit le kitesurf, la planche à voile, le ski… Ça me fait totalement vibrer !
Mon éloge de la lenteur est de fait anthropologique. C’est pour aller à la rencontre d’autres civilisations, mais en mer on ne croise personne et c’est une course alors cela n’est pas contradictoire. Ils osent fort ! Ils sont sur la brèche tout le temps, ils sont à fond
! »


Que vous évoque la notion d’imprévu ?
AP : « C’est très similaire car c’est un état d’esprit ; une disposition à être toujours prêt. Un problème ? Je vais trouver une solution. Sur la mer, l’imprévu est permanent et pourtant ils doivent aller tout droit. Pour nous c’était pareil, on gérait en permanence l’imprévu. On a, par exemple, eu des fleuves à traverser avec notre charrette alors on inventait la solution, on la faisait flotter notamment grâce à des bouées, des bidons. Et on est même allés jusqu’à lui rajouter une voile ! C’est dire ma passion pour le vent ! »


En quoi Charlie et Yann sont à leurs niveaux une source d’inspiration ?
AP : « Ils tiennent la barre, le cap. Ils ont un objectif et ils sacrifient tout ! Ils dorment peu, ils mangent quand ils peuvent. Ils donnent tout. Ils sont comme dans une machine à laver avec du bruit et de l’eau qui déferle en permanence et je suis certain que leurs galères dans ces conditions les aident à se sentir vivants ! Dans notre histoire malgache, on se sentait pleinement vivants, même dans la galère permanente. Tant qu’elle est assumée, volontaire et choisie ; c’est elle qui donne accès à la liberté, à la pleine conscience d’être vivant, de faire quelque chose qui permette d’être en phase avec soi-même. »


Avez-vous un message d’encouragement pour Charlie et Yann ?
AP : « Il faut qu’ils n’écoutent qu’eux-mêmes, qu’ils osent encore plus. Il faut toujours écouter ses sensations, ses intuitions et pas les raisonnements ni les ordinateurs. Je suis au taquet, c’est vraiment addictif de suivre cette Transat Jacques Vabre, même en plein sommeil je me surprends à checker leur position ! »