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L’Imoca APIVIA en ordre de marche

L’Imoca APIVIA en ordre de marche

Transat jacques vabre Normandie le havre

L’Imoca APIVIA en ordre de marche

À une semaine du départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, Charlie Dalin et Yann Eliès ont le sentiment d’avoir bien fait progresser leur Imoca APIVIA. Le compte à rebours est lancé, retour à l’essentiel !

Préparer un bateau neuf en trois mois pour aborder une transatlantique, c’est toujours une drôle d’affaire. A bord de l’Imoca APIVIA, Charlie Dalin, Yann Eliès et tout le team technique se sont démultipliés pour abattre un maximum de travail dans le temps imparti, afin de s’aligner au départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sereinement. « Globalement, dit Yann Eliès, co-skipper de Charlie Dalin, on peut désormais se dire que nous allons traverser l’Atlantique sans connaître de gros problèmes techniques. Le point fort de l’équipe technique APIVIA, c’est sa capacité à mettre à l’eau une version 1 très aboutie. Franchement, je suis bluffé par le 60 pieds APIVIA, qui a été totalement utilisable en très peu de temps.

« Entre Charlie qui s’est investi nuit et jour, Antoine Carraz, le responsable du projet ; Jean-Yves Gau le boat captain avec sa connaissance de l’IMOCA ; Antoine Gautier, directeur du Bureau d’Etudes, Nicolas de Castro, directeur des Opérations, on voit bien la patte de MerConcept, l’élan collectif et son savoir-faire. Ils ont l’expérience de gérer en seniors ce genre de projets. L’équipe APIVIA a fait un travail épatant ! », explique Yann Eliès.

Forcément, les compliments d’une figure tutélaire de la course au large a de quoi rassurer Charlie Dalin. « APIVIA a été très rapidement en ordre de marche. Grâce à l’investissement de l’équipe et au travail important mené pendant les 18 mois de chantier et j’ai pu naviguer très rapidement. Cette année, il y a beaucoup de bateaux neufs et je suis très content notamment de nos choix de formes de coque et de pont, je ne regrette rien ».

Le soin apporté à la construction a permis au team APIVIA de limiter l’immobilisation du bateau au chantier, ce qui a favorisé le temps si précieux de navigation. « On a bien bossé, enchérit le skipper APIVIA. Nous avons parcouru environ 3 000 milles, soit l’équivalent d’un Brest – New York, avec deux sorties au large de 800 et 500 milles, pas mal de navigations de nuit, et sans manquer un entraînement au Pôle Finistère Course au Large ». Yann Eliès : « Nous avons pu équilibrer le jeu entre les entraînements tournés vers la performance, et ceux dédiés à des navigations plus hauturières, qui permettent de tester les charges moteur, la production d’eau, les outils de communication et qui ouvrent la possibilité pour emmener APIVIA sur des temps plus longs. On a bien progressé, on a décelé les petits soucis de jeunesse qui ne manquent pas… Et on sollicite l’équipe technique qui se démène pour que nous ayons le bateau le plus abouti possible pour le départ ».

S’il y eut bien des interventions des équipes techniques, APIVIA n’a été sorti de l’eau qu’une seule fois « pour ne rien regretter », explique Charlie Dalin. C’était une sorte de révision des 2 000 milles. Nous avons ôté le mât, la quille et les foils pour vérifier comme c’était prévu, mais nous aurions aussi pu décider de nous en passer ».

S’il devait, outre du temps de fiabilisation, manquer quelque chose au travail accompli, ce serait quelques navigations dans plus de 30 nœuds de vent. Charlie Dalin : « Dans nos navigations, on a eu un petit passage de 20 minutes dans 40 nœuds de vent, ce qui est un peu court. Cela nous manque un peu même si je pense que ce n’est pas dans ces conditions qu‘APIVIA sera le plus sollicité ». « On commence, poursuit Yann, à avoir une bonne idée de comment utiliser le bateau en dessous de cette limite de vent. Au-dessus, on ne sait pas encore très bien, la faute à la météo, mais on a de bons repères théoriques ».

Est-ce que cela pourrait avoir une incidence sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ? Yann Eliès suggère un scénario : « On pourrait se décider à traverser le golfe de Gascogne sans prendre de risques en fonction des conditions météorologiques pour, une fois à Madère ou aux Açores, tester la vitesse d’APIVIA ». Et Charlie Dalin avance une philosophie : « On naviguera en bons marins si le golfe de Gascogne est secoué. Nous avons quand même navigué dans beaucoup de mer, à haute vitesse, ce qui contraint aussi le bateau. Je ne suis pas plus inquiet que ça ».