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Une belle 2e place pour le duo d’APIVIA

Une belle 2e place pour le duo d’APIVIA
transat jacques vabre 2021

Une belle deuxième place, qui se savoure à sa juste valeur, pour le duo d’APIVIA

C’est au petit jour martiniquais, à 6h du matin (11h 0mn 31sec, heure métropolitaine), que Charlie Dalin et Paul Meilhat ont coupé la ligne d’arrivée de la 15e édition de la Transat Jacques Vabre. À bord d’APIVIA, ils terminent deuxièmes dans la catégorie IMOCA !

Ce résultat porte l’éclat de la régate au meilleur niveau de performance livrée par les deux complices au coude-à-coude avec les tandems de LinkedOut et de Charal, qui les ont poussés à donner le meilleur d’eux-mêmes tout au long de presque 19 jours de course (18j 21h 33mn et 31 sec). Au bout du compte, après 6 642 milles parcourus entre Le Havre et Fort-de-France, le plaisir l’emporte d’avoir disputé cette bataille d’une intensité rare, à 14,64 nœuds de moyenne dans des conditions de petit temps sur pratiquement l’ensemble du parcours, à l’image de celles rencontrées sur la fin de course. La satisfaction est là aussi avec cette deuxième place qui s’accompagne d’une jolie victoire, celle sur le championnat IMOCA 2021 sous le signe du double, marqué par les deux succès consécutifs sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. Bravo aux deux champions d’APIVIA, toujours présents aux avant-postes et sur les podiums ! Retrouvez leurs impressions et réactions juste après leur arrivée.

La dernière journée de course

Charlie : « Les dernières 24 heures ont été très atypiques. Elles ont donné un bon résumé de cette transat. Cette arrivée sans l’alizé était à l’image de toute la course, durant laquelle on a eu très peu de vent. La dernière fois qu’on a pris un ris, c’était au cap Finisterre. Les conditions étaient difficilement prévisibles, il a fallu en permanence s’adapter avec des fichiers météo un peu décalés. »

Impressions et sentiments à l’arrivée

Charlie : « Nous sommes contents d’être là, c’est toujours symbolique une transat, on part de l’hiver en France et on arrive au chaud de l’autre côté de l’Atlantique. C’est vrai que nous partions pour tenter un doublé (après la première victoire d’APIVIA en 2019, ndlr). Mais une victoire reste quelque chose d’exceptionnel qui demande que tout soit réuni, que les planètes soient alignées. Il nous a manqué quelques ingrédients de cette recette : un soupçon de réussite, un soupçon de vitesse aussi dans certaines conditions. Mais nous sommes très heureux de cette deuxième place. Sur la fin de parcours, c’est parti par devant. LinkedOut s’est bien échappé, comme on a pu le faire avec Charal au même moment. Il s’est avéré que c’était impossible de revenir avant l’arrivée. Mais on reste très contents de cette course. On a eu très peu de soucis techniques, on n’a presque jamais sorti la caisse à outils. Le bateau est vraiment très fiable, je suis vraiment très satisfait de cette régularité. »

La bataille pour le podium

Paul : « De pouvoir jouer comme ça un duel à trois, c’était génial. La course a été très intéressante, hyper intense, avec beaucoup de manœuvres et de contact avec LinkedOut et Charal. APIVIA est un bateau très polyvalent, on a dû se bagarrer dans des conditions de petits temps. C’était difficile, mais nous sommes contents de nous être si bien défendus. On a jamais rien lâché. Je ne sais pas combien d’empannages on a enchaîné le long de la zone interdite, on a tout fait pour revenir sur Thomas Ruyant et Morgan Lagravière qui étaient inspirés et ont bien navigué. Ils ont fait aussi d’autres choix en termes de foils et de voiles que les nôtres. »

Charlie : « C’est vrai qu’une course au contact avec des bateaux aussi performants et technologiques, c’est génial. On a eu une très belle bagarre. On s’est retrouvé bord à bord un paquet de fois, le plus souvent à portée d’AIS (Automatic Identification System), avec une actualisation toutes les trois minutes nous permettant de sans cesse comparer nos vitesses et d’ajuster les réglages. On a fait un peu le break à un moment donné avec le reste de la flotte… C’est parti par devant assez vite et on s’est bien accroché pour rester dans le match. Une transat se joue souvent dès la Manche ou le golfe de Gascogne. Sur cette édition, on n’a vraiment pas eu de tour de chauffe, il fallait être en forme dès le début pour partir dans le bon paquet. »

Les enseignements du duo au contact de l’autre

Paul : « Cela fait six mois qu’on travaille ensemble et ce qui m’a marqué c’est cette volonté de gagner que Charlie garde en permanence, son abnégation à ne jamais rien laisser au hasard. Il est hyper pointilleux et méticuleux. Même quand tout va bien, il faut toujours qu’il cherche comment naviguer mieux et plus vite. Cette exigence fait que c’est très fatigant de naviguer avec lui, mais on ne dispute pas des courses au large pour se reposer ! »

Charlie : « Avec Paul, ça va toujours, il n’y a jamais de négatif. Il ne se laisse pas perturber par ce qui ne se passe pas aussi bien que prévu. Il a également la capacité à se détacher des prévisions météo, comme il l’a fait quand on est allé chercher un effet site au Cap-Vert qui n’était pas indiqué sur les fichiers et qu’il sentait bien. Il navigue plus au feeling que moi. C’est très naturel chez lui, même si j’essaye aujourd’hui d’écouter aussi un peu plus le mien. Paul, c’est aussi le roi de la manœuvre. Il nous a fait des changements de voiles incroyables. Je ne suis pas sûr qu’on puisse aller plus vite en équipage !« 

Edwige Langronier, Présidente Apivia

« Nous sommes heureux et fiers de retrouver Charlie et Paul au lever du jour. Ils ont fait une course vraiment spéciale, imprévisible, ce qui la rend extraordinaire aussi. Ils arrivent avec une honorable deuxième place ici en Martinique, illustrant ainsi la régularité de la performance de nos skippers. La liste des podiums s’allonge pour Apivia et laisse présager encore de merveilleux moments. Collaborateurs, délégués, adhérents et partenaires vivent ensemble, à divers niveaux, sous différents prismes et toujours avec leurs propres émotions, cette expérience fédératrice. Une formidable aventure qui ne cesse de nous faire vibrer et de faire rayonner les valeurs et les engagements d’Apivia : créatrice de liens, de protection et d’engagement pour que chacun puisse exprimer ses talents! » Bravo Charlie et Paul. Merci à tous ceux qui les ont suivis.« 

Repères APIVIA à l’arrivée de la Transat Jacques Vabre 2021 :

  • Heure d’arrivée : 6 h 0 min et 31 sec en Martinique (11 h 0 min et 31 sec, heure métropolitaine)
  • Temps de course : 18 jours 21 h 33 min et 31 sec
  • Distance réelle parcourue : 6642,18 milles
  • Vitesse moyenne : 14,64 nœuds de moyenne
  • Ecart par rapport à LinkedOut : 20 heures 12 minutes et 21 secondes.