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IMOCA APIVIA

APIVIA dans la bonne échappée à l’assaut de l’Islande

La conquête de l’Ouest est bien lancée, ou plutôt celle du Nord-Ouest : le cap vers lequel tous les IMOCA de la flotte de cette « Vendée – Arctique – Les Sables » pointent. Après un début de course maîtrisée, Charlie Dalin et son APIVIA se sont bien détachés des trois autres conquérants en quête de l’Islande où un waypoint nommé « UNESCO » les attend au tournant. Le trio d’échappée se tient en moins de dix milles ce mardi matin au pointage de 8h00.

Le contexte particulier lié à la crise sanitaire a bousculé les routines des skippers avec notamment ce départ donné au large des Sables d’Olonne, à des tests sérologiques et à un « confinement – convoyage » obligatoire de 24 heures en amont. « Finalement, j’ai trouvé ça presque mieux que d’habitude. Le paroxysme d’un départ classique est violent : on passe en très peu de temps de l’effervescence des pontons à un état de solitude totale. J’ai trouvé cela plus rassurant de passer les dernières 24 heures avec trois membres de mon équipe technique en mer ». Bien préparé et confiant, Charlie a franchi la ligne de départ en tête avec l’envie de donner le maximum. « J’étais heureux d’être à bord d’APIVIA, d’élaborer des stratégies, d’adapter mes réglages, de comparer ma vitesse et de retrouver la compétition. En somme, super content de faire mon métier, tout simplement… »

Ce mardi, outre Charlie, la horde d’échappée emmenée par le leader Thomas Ruyant sur LinkedOut, comporte dans ses rangs Jérémie Beyou sur Charal, au coude à coude avec APIVIA.

Un confort primaire au service de la performance

On le sait, les IMOCA n’incarnent pas le tout confort d’un séjour en mer. Avec cette nouvelle génération de monocoque plus rapide et dotée de foils, une bonne couchette devient un voeu pieux. « APIVIA tape tout le temps, il n’y a pas vraiment d’allure confortable où l’on peut être au calme d’autant plus quand la mer est formée. Mais ça fait partie du job, avec la vitesse vient l’inconfort et je suis prêt à en payer le prix si c’est pour aller plus vite », avoue Charlie après plus de deux jours et demi de mer. « D’ailleurs je porte un casque pour aller « matosser » (action de répartir le matériel lourd stratégiquement à l’intérieur du bateau pour accroitre son efficacité) car il y a des structures à l’avant contre lesquelles je risque de me cogner » confie le Havrais.

Dans la bonne échappée

Toujours aux avant-postes depuis le départ, le skipper d’APIVIA de 36 ans se satisfait de sa stratégie et des comportements de son IMOCA face à la concurrence et aux éléments. « Je me débrouille pas trop mal pour une première en solitaire, pourvu que ça dure ! On a rencontré une fois encore du vent fort cette nuit. Mes concurrents étaient rapprochés mais on commence à prendre des options différentes donc on verra celle qui paiera le mieux dans quelques jours », détaille Charlie. La nuit passée n’a pas ménagé les organismes avec le passage d’une dépression et ses vents forts et changeants. « La mer est cabossée et les changements de direction de vent successifs nous donnent une mer croisée », explique Charlie dans la bonne échappée et toujours à la poursuite de l’IMOCA en tête, le LinkedOut de Thomas Ruyant. Les marins ont encore une dernière épreuve de force après avoir passé la dorsale de la dépression. « On va se retrouver avec du vent de Nord-Est après avoir passé « le mur » puis du vent faible quasiment tout le temps jusqu’au waypoint », analyse le skipper d’APIVIA.