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Bien dans sa tête

Bien dans sa tête
par Yann Chavance – Ethnomedia

Bien dans sa tête

Moins pris au sérieux que la santé physique, le bien-être mental s’avère pourtant tout aussi crucial pour notre équilibre personnel. De nombreuses pratiques permettent pourtant de l’entretenir au quotidien en s’inspirant de la préparation mentale des sportifs professionnels, de plus en plus nombreux à renforcer leur mental autant que leur corps.

« Un esprit sain dans un corps sain ». La citation a beau avoir près de 2000 ans, les mentalités mettent du temps à évoluer : alors que le moindre souci physique est immédiatement pris en charge, la santé mentale reste encore bien souvent délaissée. Pourtant, même l’OMS rappelle que « la santé mentale est une composante essentielle de la santé », en étant bien davantage que l’absence de troubles ou de handicaps mentaux, mais bel et bien « le fondement du bien-être d’un individu ».

Au-delà du bien-être et de l’équilibre psychique, cette santé mentale joue aussi sur notre état physique. Comme le rappelle, par exemple, l’American Heart Association, organisme américain spécialisé en cardiologie, de nombreuses études montrent un lien entre mauvaise santé mentale et risques cardio-vasculaires. Du côté des champions de la santé physique, les sportifs de haut-niveau, l’idée de ne plus délaisser l’aspect mental fait de plus en plus son chemin. « Plus on progresse dans un sport, et plus la part du mental est prépondérante, estime ainsi Charlie. La différence entre les concurrents d’un niveau physique et technique équivalents se fait maintenant dans la gestion du stress, de la pression, et dans la capacité à gérer les enjeux »

L’actualité récente en a donné une cruelle illustration : le 31 mai 2021, la joueuse de tennis Naomi Osaka, numéro 2 mondiale, a abandonné le tournoi de Roland-Garros pour préserver sa santé mentale. Une annonce qui a remué tout le microcosme sportif, bien au-delà du seul tennis, rappelant l’importance d’une préparation mentale en parallèle de l’entraînement physique. Comme de plus en plus de grands sportifs, Charlie est suivi par un préparateur spécialisé : « Il a défini mon profil psychologique, a repéré ce qui me rassure, ce qui me met en difficulté, mes points forts et mes points faibles, de manière à trouver les bons outils pour améliorer mes performances. L’objectif est, a minima, de garder un niveau de compétence égale sous pression, et encore mieux, d’arriver à se transcender dans des conditions de stress ».

© V.Curutchet – AleA / disobey. / Apivia

Si le commun des mortels n’a pas à affaler une voile de nuit en pleine tempête, comme l’a fait Charlie pendant le dernier Vendée Globe, ni ne joue sa réputation sur un penalty, il y a tout de même beaucoup à piocher dans la préparation des grands sportifs, ne serait-ce que pour faire face aux épreuves et au stress du quotidien. Certes, nous n’avons pas tous accès à un coach spécialisé capable de mettre en œuvre des techniques complexes et adaptées (programmation neuro-linguistique, techniques cognitivo-comportementales, etc.), comme dans le cadre d’une préparation mentale poussée, mais certaines méthodes utilisées par les sportifs professionnels restent parfaitement accessibles à tous.

La méditation par exemple, de plus en plus utilisée par les sportifs, notamment pendant la phase de récupération, n’a jamais été aussi facile d’accès. Durant la crise sanitaire et son lot d’anxiété, d’insécurité professionnelle et de confinements, la pratique a connu un véritable boom, expérimentée par un français sur trois, et les applications ou guides vidéos se multiplient sur la toile. De plus en plus d’études mettent en évidence ses vertus : baisse des troubles anxieux et dépressifs, meilleure gestion de la douleur, ralentissement du déclin cognitif… Exercices de respiration et yoga, dont on a déjà parlé, régulièrement associés à la méditation par les grands sportifs, s’avèrent tout aussi intéressants à mettre en place dans la vie de tous les jours. En cernant bien la forme de yoga la plus adaptée à son profil, une pratique régulière peut rapidement améliorer votre bien-être mental… mais pas que. Outre leur rôle avéré dans la lutte contre la dépression, le yoga et la méditation pourraient réduire l’inflammation causée au niveau cellulaire par le stress chronique, tout en augmentant la production de BDNF, un facteur de croissance des neurones.

Dans une méta-étude publiée en janvier 2017, des scientifiques s’interrogeant sur les apports de la méditation, constatent que ses effets notables sur l’anxiété, le stress ou la dépression, sont similaires a ceux obtenus par la pratique d’une activité physique, largement réputée pour contribuer au bien-être mental. Bouger pour être bien dans sa tête, ce n’est pas Charlie qui dira le contraire… « Après le Vendée Globe et le “Vendée blues” du retour, j’ai besoin de me vider la tête. Je dois évacuer toute la charge mentale accumulée. C’est le sport qui m’aide le plus. C’est dans la récupération physique que je récupère aussi de ma fatigue mentale ».

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