Votre espace client Aller dans mon espace client

Bienvenue en Martinique Charlie et Paul !

Bienvenue en Martinique Charlie et Paul !
API’Kids

Bienvenue en Martinique Charlie et Paul !

La fin de course se rapproche pour Charlie Dalin et Paul Meilhat qui ont à présent rejoint les eaux bleu turquoise aux abords de la Martinique, bordée à l’Est par l’Océan Atlantique et à l’Ouest par la mer des Caraïbes. Nos deux marins entament aujourd’hui leur dernière journée à bord d’APIVIA, qu’ils devraient amarrer en deuxième position à Fort-de-France dans la catégorie des monocoques IMOCA. Si les conditions météo ne semblent pas permettre d’aller chercher la victoire, Charlie et Paul vont tout donner jusqu’à la ligne d’arrivée. Quoi qu’il en soit, une belle place sur le podium leur tend les bras. Ils peuvent être fiers de ce résultat, au terme d’une course qu’ils ont disputée de très belle manière, toujours aux avant-postes. Dès demain, il sera temps d’affaler les voiles d’APIVIA et de profiter de celle qu’on appelle aussi « l’île aux fleurs ». Une destination inédite pour la Transat Jacques Vabre, qui nous invite à la découverte de cette perle des Antilles.

Quelle odyssée !

Partis le 7 novembre dernier, Charlie et Paul auront mis un peu plus de 18 jours pour boucler le parcours de la Transat Jacques Vabre, et rejoindre la Martinique, pourtant accessible à 8 heures d’avion depuis Paris ! Il faut dire que le parcours en forme de triangle de la course n’a pas emprunté le plus court chemin. Au lieu de les emmener sur une route directe, cette transatlantique leur a fait faire un aller-retour dans l’hémisphère Sud, via un très grand détour du côté de Fernando Noronha, à 500 km en au large environ Brésil … Rien que ça ! Ce magnifique archipel, composé d’une vingtaine d’îles sauvages, est très réputé pour la faune et la flore qui y prospèrent. Dans un souci de préservation de l’environnement, les visites touristiques y sont d’ailleurs limitées et contrôlées. Pour Charlie et Paul, qui ont doublé ces îles sans les apercevoir dans la nuit le week-end dernier, la question d’y faire escale ne s’est même pas posée. Pour eux, priorité à la course qui était alors loin d’être finie en direction d’un autre décor de carte postale. Demain, ils arriveront de l’autre côté de l’Atlantique. Ils auront surtout parcouru environ 6 600 milles, l’équivalent de plus 12 000 km, soit le double de distance qui sépare, en ligne directe, le port de départ, Le Havre, de la ligne d’arrivée à Fort-de-France. Pas sûr qu’une compagnie aérienne puisse proposer un tel voyage, via ce crochet par un archipel perdu au milieu de l’Atlantique Sud. Mais c’est la magie de la course océanique de relier des points du globe en se servant uniquement de la force de vent pour se propulser. Qu’importe la longueur du périple, c’est le moyen d’y parvenir qui compte.

Des fleurs, des bananes, du Rhum et du café !

La Martinique est une île une située dans les Petites Antilles. Elle est surnommée « l’île aux fleurs » par ses premiers habitants, « Madinina » en créole. Ils l’ont certainement appelée ainsi car son origine volcanique et son climat tropical permettent à toutes sortes de plantes plus colorées les unes que les autres d’y pousser : le balisier, l’hibiscus, l’oiseau du paradis, le bougainvillier, le frangipanier… L’île accueille un trésor botanique ! Elle est aussi connue pour être le berceau de la canne à sucre, avec laquelle on fabrique le rhum agricole. On sait moins que la Martinique a aussi vu naître la culture caféière des Amériques. Pourtant, c’est bien sur ce petit bout de terre des Caraïbes que trois précieux plants des jardins particuliers du roi Louis XIV ont été importés au XVIIIe siècle. L’île se couvre alors de caféiers. Elle s’étend sur toutes les Antilles, et plus largement en Amérique du Sud. Mais les caféiers martiniquais, qui connaissent des maladies, vont disparaître. Le sucre et la banane vont les remplacer et les supplanter.

En 2010, des locaux décident de relancer la culture de café d’excellence, en réimplantant le premier type d’arbuste importé depuis la cour de Versailles. En quelques années 10 000 plants sont distribués aux agriculteurs martiniquais qui proposent un café de qualité, l’arabica Tipika. La Transat Jacques Vabre, qu’on appelle Route du Café parce qu’elle revient sur les traces historiques du commerce maritime de cette précieuse denrée, rend cette année, avec la Martinique pour destination, hommage à cette longue histoire un peu sortie des mémoires.

À bon port, en France d’Outre-Mer

La Martinique est découverte par la célèbre navigateur Christophe Colomb le 11 novembre 1502, le jour de la Saint-Martin, qui lui donne son nom actuel. Aujourd’hui, elle figure parmi les DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer) de la France. L’Hexagone, riche d’îles et d’îlots, des petits morceaux de terre dispersés dans tous les océans du monde qui lui sont rattachés (comme la Polynésie dans la Pacifique, la Réunion dans l’Océan Indien, etc.), compte parmi les plus grandes nations maritimes. Ces territoires sont le résultat d’une longue histoire de conquêtes, du temps où notre pays recherchait des ports stratégiques pour ses navires, et à s’enrichir grâce au commerce de produits exotiques. En Martinique, les habitants majoritairement de culture créole sont donc Français, même s’ils vivent de l’autre côté de l’océan Atlantique, avec un décalage horaire qui varie entre cinq et six heures avec leurs compatriotes de Métropole.

Demain, Charlie et Paul, après avoir coupé la ligne devant l’îlot du Diamant, dans le Sud-Ouest de l’île, rejoindront Fort-de-France, point final de leur sacré périple à travers l’Atlantique. Ils seront accueillis, par les premiers concurrents, tous ceux qui ont disputé la Transat Jacques Vabre en multicoque, des voiliers plus rapides, et les vainqueurs en monocoque IMOCA (la catégorie d’APIVIA), qui ont disputé une magnifique course en leur tenant tête jusqu’au bout. Sur les quais de Fort-de-France, c’est avec beaucoup de joie qu’ils retrouveront leurs familles, leurs amis et les membres de l’équipe qui ont beaucoup travaillé pour leur permettre de disputer la course à bord de leur bateau parfaitement préparé. Il sera alors temps de goûter aux premiers plaisirs terrestres après plus de deux semaines de compétition pour déjouer, de jour comme de nuit et sans aucun répit, des vents souvent aux abonnés absents qui ne leur ont pas rendu la partie facile. Des fruits exotiques frais, un bon plat… Et pourquoi pas un ty punch, cette spécialité locale à base de rhum, ou un bon café à la même saveur que celui proposé à Louis XIV ! Quoi qu’ils en soient, en Martinique, ils auront l’embarras du choix !

Photo prise par nos marins, vous en pensez quoi ? Vous n’avez pas l’impression de voir un animal familier ?? Ils en ont de l’imagination !!

La vue aérienne sur APIVIA à quelques jours de l’arrivée est à retrouver ici : youtu.be/AV2ZuHrPyes

Découvrez l’ensemble du programme API’Kids sur notre site et n’oubliez pas de vous inscrire à notre grande chasse aux trésors et à tous nos défis !