Votre espace client Aller dans mon espace client

L’anecdote du jour

L'anecdote du jour
VENDée globe

L’anecdote du jour

Bienvenue dans les coulisses de l’aventure Apivia ! Pendant toute la durée du Village du Vendée Globe, découvrez des anecdotes inédites, anciennes ou nouvelles, sur Charlie et l’Imoca APIVIA. De quoi vous faire tenir en haleine jusqu’au 8 novembre, 13h02 !

20 jours, 06 heures, 36 minutes en solitaire

Si Charlie possède une solide expérience du solitaire (Mini 6,50, Figaro et désormais IMOCA), le skipper d’APIVIA n’aura passé que 21 jours d’affilés seul en mer avant de prendre le départ du Vendée Globe. Pas de quoi effrayer le skipper normand qui a hâte de s’élancer sur le tour du monde en solitaire. « C’est une course que je rêve de faire depuis très longtemps. Dans la course au large, la partie solitaire c’est ce que je préfère. J’aime vraiment me retrouver seul sur un bateau. Plus les courses sont longues et mieux je me sens. Cela étant dit, je n’ai jamais fait plus de 20 jours en solitaire, donc il y a une part d’inconnu sur ce Vendée Globe, mais ça fait longtemps que j’y pense ! ». Même sans expérience des Mers sur Sud, Charlie a beaucoup travaillé sur APIVIA et est à l’aise avec le bateau comme il l’a prouvé sur les dernières courses. Nul doute que le skipper normand aura son mot à dire dans ce tour du monde en solitaire.

Un tour du monde au compteur

Le dimanche 08 novembre prochain Charlie s’élancera sur le Vendée Globe pour la toute première fois à bord de l’Imoca APIVIA. Un parcours de 21 368 milles théoriques (soit environ 40 075 kilomètres) autour du monde entre les Océans Atlantique, Pacifique et Indien attend le skipper normand. Si cette distance semble énorme, le tandem Charlie / APIVIA a déjà parcouru l’équivalent d’un tour du monde depuis la première mise à l’eau du bateau en août 2019 ! Entre les courses (Transat Jacques Vabre, Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, Défi Azimut), les convoyages ou encore les navigations d’entraînement, notre duo a avalé près de 21 000 milles. Une bonne préparation donc avant de partir sur le tour de la planète mer !

L’envie de devenir marin

Pas à pas, Charlie Dalin a construit son rapport à la mer, à la navigation, au grand large pour s’emparer d’un tour du monde en solitaire. Sa grand-mère a d’ailleurs retrouvé une rédaction datant de l’école primaire dans laquelle était inscrit : « Quand je serai grand, je voudrais être inventeur, ingénieur et navigateur ». Pour aller au collège, au Havre, il passe le long des bassins et prend le temps de regarder les bateaux un par un. La mer le fascine, elle répond à son côté rêveur.

Un Vendée Globe en mode commando !

Le tour du monde en solitaire ne sera pas un long fleuve tranquille pour Charlie Dalin à bord de l’Imoca APIVIA, bien au contraire. Les bateaux de dernière génération sont en effet très engageants et nécessitent une adaptation à toute épreuve. Un constat que souligne Pascal Bidégorry, qui a accompagné Charlie dans sa préparation au Vendée Globe. « Les bateaux tapent vraiment fort ! Et le problème c’est que parfois, on ne s’y attend pas du tout contrairement à un multicoque. Ça engendre donc un niveau de vigilance très haut. Soit le skipper l’intègre et arrive à bien le vivre parce que c’est devenu normal de naviguer sur ce genre de bateaux qui frappent violemment la mer, soit il subit. Charlie, lui, il l’a intégré et accepté, il s’en moque que ce soit dur et violent tant qu’il fait ce qu’il aime : naviguer. Pour se protéger et réduire l’impact des chocs, Charlie s’équipera donc d’un casque de rugby. Il a une capacité à être à l’aise sur son bateau. Il s’adapte avec peu de chose et je le sens super à l’aise dans un milieu plutôt hostile qu’est la course au large ».

Un tour du monde en solitaire… ou presque !

Sur le Vendée Globe, Charlie ne sera pas seul puisqu’il embarquera deux objets importants à ses yeux : une poule fétiche et la figurine du Petit Prince ! À travers cette dernière action, Apivia groupe Macif entend se faire le relais de rêves d’enfants malades, les soutenir eux mais aussi leurs familles et toutes les personnes de l’Association Petits Princes qui rendent ces rêves possibles.

Un goût de déjà vu

Et non, Charlie n’en sera pas à son premier coup d’essai pour ce qui est de remonter le chenal des Sables d’Olonne ! En 2016, il était à bord de l’IMOCA de Yann Eliès qui partait courir le Vendée Globe. Amis de longue date, les deux marins ont rapidement échangé des conseils sur les pontons de Port-la-Forêt : « Je t’échange une astuce de clic droit-clic gauche contre des astuces de vieux briscard des réglages. » Bien que très différents dans leur approche de la voile, les deux navigateurs ont très vite « matchés ». Leur 3è place sur la Transat Jacques Vabre en 2015 puis leur victoire à bord d’APIVIA en 2019 en attestent ! Comme quoi, le choc des générations a parfois du bon.

Chacun ses goûts !

Vous ne le saviez peut-être pas, mais Charlie n’est pas un grand gourmand. Pourtant, la nourriture fait partie des réconforts importants du skipper lorsqu’il est seul en mer pour un long moment. Virginie Auffret, la diététicienne de Charlie a donc mené un véritable travail d’investigation pour trouver des aliments qui procurent vraiment du plaisir à Charlie. Si le chocolat noir a été son dada pendant un moment, le marin s’est rapidement orienté vers… Le beef jerky ! Et oui, le péché mignon de Charlie, c’est la viande de bœuf séchée et salée ! Qui l’eut cru ?

Pas de place au hasard

Pour se parer à toute éventualité, Charlie a travaillé pas moins de… 150 routages sur le Vendée Globe ! « J’ai fait tourner sur les outils de routage dix ans d’archives météo de la route du Vendée Globe avec beaucoup de polaires (les vitesses atteignables selon les voiles et leur configuration). Je cherche à savoir le pourcentage de temps passé en tribord, en bâbord. »
Charlie a aussi à disposition des centaines de pages de roadbooks de Jean-Yves Bernot (météorologue et routeur, référent du Pôle Finistère Course au Large), qui sont encore en cours d’apprentissage ; des historiques de fichiers grib (météo) qu’il confronte aux performances théoriques de son bateau. « Je ne peux pas me téléporter dans la zone, alors cela me permet de me projeter dans les manœuvres, dans la zone des glaces, et de confronter les performances de mon bateau aujourd’hui à des situations qui ont existé. »

Service à domicile

Afin de pouvoir s’entraîner à tout moment, Charlie s’est équipé d’une colonne de winch chez lui ! Idée qui s’est révélée très précieuse pendant le confinement… Et oui, se façonner un physique d’athlète est essentiel avant un Vendée Globe. Cela permet au skipper APIVIA d’envisager les écueils qui s’annoncent : répondre en sportif de haut niveau, prévenir la blessure qui menace compte tenu de la violence des impacts de la mer sur son Imoca APIVIA lancé à pleine vitesse, pallier la privation de sommeil et garder, vaille que vaille, suffisamment de lucidité à chaque instant pour faire les bons choix.