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Les 10 essentiels de Charlie Dalin à bord d’APIVIA

Les 10 essentiels de Charlie Dalin à bord d'APIVIA
CHARLIE DALIN

Les 10 essentiels de Charlie Dalin à bord d’APIVIA

Ces « dix essentiels », tous d’une importance aussi capitale les uns que les autres, donnent la mesure du défi que s’apprête à entreprendre Charlie Dalin. Cités parmi les candidats favoris par les commentateurs et les experts avec une place d’honneur sur cette compétition planétaire, le skipper d’APIVIA est en passe d’achever sa préparation, où le moindre détail tient une place majeure. Pour preuve, ce tour d’horizon des dix indispensables à la réussite de cette circumnavigation de l’extrême font l’objet de toute son attention. Le team APIVIA s’implique avec la même rigueur et s’investit aujourd’hui dans l’avitaillement du bateau.

1. Plats appertisés, beef jerky, thon, noix de cajou…

Dans la cambuse d’APIVIA, on trouve une alimentation garantie en apports de vitamines, d’antioxydants et de minéraux, taillée pour la performance et l’endurance. Fruit d’un travail avec la nutritionniste Virginie Auffret, l’avitaillement de Charlie, qui ne devait se composer que de plats lyophilisés, laisse finalement quelques bons petits plats sous-vide (dits « appertisés ») rentrer à la carte du bord. Un tous les quatre repas, l’enseigne APIVA servira un plat un peu plus riche en saveurs et surtout en micro-nutriments de première importance. C’est un gage réel de performance sur la durée de la course et un argument de poids qui vient compenser les kilos supplémentaires concédés à ce type d’alimentation sous vide. Dans ses sacs, Charlie trouvera aussi ce que la nutritionniste appelle « des doudous alimentaires », qui grâce au sentiment de réconfort qu’ils apportent permettent de libérer les enzymes apaisantes et fonctionnent comme des boosters. Dans ce kit de survie pour les papilles – et le moral -, figure ce que Charlie apprécie au quotidien, comme les noix de cajou, du thon en boîte, et de la viande séchée… À commencer par le « beef jerky », cette spécialité anglo-saxonne dont il raffole. Au-delà pour agrémenter ses plats lyophilisés, il embarquera de l’huile d’olive, du parmesan et quatre plaquettes de beurre en conserve.

Chiffres indicateurs :
Un peu plus de 160 kg embarqués pour l’alimentation.
75 jours de nourriture conditionnés en 13 sacs.
Les besoins moyens en calories de Charlie sont évalués entre 4000 et 5000 Calories par jour.

…Et deux dessalinisateurs, sinon rien…

Au milieu des plus grands espaces liquides de la planète, Charlie n’en aura pourtant pas accès à de l’eau potable courante. Pour néanmoins privilégier les circuits courts, il pourra compter sur ses deux dessalinisateurs qui transforment l’eau de mer en eau de table pour cuisiner ses plats lyophilisés et s’hydrater.
Pour compléter le rayon boissons du bord, le skipper d’APIVIA pourra compter sur deux bidons d’eau de neuf litres qui figurent sur la liste obligatoire de sécurité, une petite bouteille de soda chaque vendredi et trois « mignonnettes » de champagne de 125 ml pour Noël, le jour de l’an et le cap Horn.

Chiffres indicateurs :
Pour le tour du monde, Charlie consommera environ 4/5 litres d’eau au quotidien, qui proviennent quasi exclusivement de son environnement iodé.

2. L’énergie vitale

Sans elle, un tour du monde comme le Vendée Globe ne serait pas possible. Elle sert à tout : à l’ordinateur sur lequel Charlie fait sa navigation, à l’alimentation du pilote automatique qui sera allumé à 99,9% du temps, et de toute l’électronique embarquée. « L’énergie est indispensable et à bord d’APIVIA, elle provient essentiellement du moteur thermique qui est plombé pendant la course mais sur lequel est couplé une génératrice. On utilise aussi des hydrogénérateurs avec des hélices qui sont entraînées par le flux d’eau et le mouvement du bateau et permettent également de recharger les batteries. On utilise ces systèmes en renfort quand la génératrice est défaillante, en cas de problème de moteur », détaille Pierre Dayot, responsable électronique du team APIVIA « Je ne dirais pas qu’une course ne tient qu’à l’électronique, mais en grande partie », ajoute-t-il.

Chiffres indicateurs :
200 litres de gasoil pour un tour du monde, ce qui est peu au vu des environ 50 000 kilomètres qu’il va parcourir sur la grande boucle.

3. Météo, boulot, dodo

Ne pas badiner avec le sommeil, c’est bien l’attitude suivie par Charlie qui sait, grâce au partage d’expériences avec de marins affûtés, combien les bras de Morphée sont une denrée rare et précieuse sur un tour du monde en solitaire. Pas étonnant donc, que Charlie embarque à bord d’APIVIA « non pas un matelas, mais des matelas », comme l’explique Isabelle Magois, responsable logistique du team APIVIA. « Il a pas mal de supports pour se reposer : le plus important, qui vient se caler à côté du moteur, un autre gonflable ; et, il y a aussi son siège de veille… » Une literie adaptée en somme, pour trouver des espaces de repos en tranches de sommeil profond et réparateur, volées à l’intensité de la course.

Chiffres indicateurs :
Charlie dormira autour de 4 heures par jour en moyenne, et s’accordera dans ce sommeil morcelé des tranches entre 20 et 40 minutes.

4. Pharmacie d’urgence et bobologie

La morphine n’est pas obligatoire mais elle est vivement conseillée pour le kit d’urgence que chacun des skippers doit avoir, comme l’exige le réglemente de sécurité. À n’utiliser qu’en cas extrême pour soulager une douleur insurmontable. « C’est l’équivalent du Mayday à la VHF ». Ce médicament vient compléter l’aiguille d’adrénaline qui figure aussi dans le container de survie, situé au-dessus des balises de détresse entre les deux descentes, et accessible depuis le cockpit du bateau.
À cela s’ajoute la pharmacie journalière avec ce qu’il faut en cas de coupure, de brûlure… Des bandes des compresses, des produits pour la peau, les oreilles, le nez, des anti-inflammatoires, des antibiotiques, un kit dentaire, un kit de suture… « Tout ce qui relève de la « bobologie », indique Isabelle Magois. Cette pharmacie embarquée comprend aussi un petit endoscope, une petite caméra qui permet d’observer derrière la tête et plus largement de mieux visualiser et « ausculter » les plaies qui peuvent apparaître.

Chiffres indicateurs :
1 pharmacie urgence ; 1 pharmacie générale ; 1 pharmacie radeau de survie

5. La sécurité d’abord !

Les balises sont au nombre de quatre. Charlie en a deux reliées au bateau et deux autres qu’il porte dans son gilet de sauvetage ou dans la poche de son ciré (des PLB). Il s’agit de balises individualisées qui permettront de connaître sa position. Tout ce matériel est enregistré en ligne avec le numéro d’identification d’APIVIA, puis auprès du MRCC (le Centre de Coordination de Sauvetage Maritime), auprès de la Direction de Course… L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a par ailleurs vérifié les batteries et le bon fonctionnement de ces balises lors de ces derniers jours aux Sables d’Olonne. À cela s’ajoute des bâtons lumineux de fluorescéine, des lampes torches « flash-light », des couteaux, deux gilets équipés d’une longe pour s’accrocher aux lignes de vie qui parcourent le bateau, une corne de brume, des fumigènes, des feux à main, deux radeaux de survie extérieur et intérieur, une combinaison TPS de survie, des extincteurs, une couverture anti-feu à proximité du réchaud… « Le feu, c’est un réel danger à bord, et un risque majeur de devoir quitter le bateau pour embarquer dans le radeau », indique Isabelle Magois

Chiffres indicateurs :
Deux gilets de sauvetage, deux radeaux, quatre balises, 2 extincteurs

6. Casque de rugby et bouchons d’oreilles

À bord d’APIVIA, la vie devient très vite inconfortable et périlleuse. Dès qu’il y a une peu de mer et des accélérations de vitesse brutales, Charlie doit être en mesure de parer les coups et les chutes qui peuvent survenir à tout moment.
Pour se protéger la tête, il embarque plusieurs casques : un casque de rugby qu’il porte comme un bonnet, un casque « lourd » pour les conditions plus engagées, et un troisième sur lequel il peut fixer les caméras. Pour faire face à un environnement sonore qui peut aussi devenir vite très éprouvant, Charlie peut compter sur un casque à réduction de bruit actif et des bouchons d’oreilles.

Chiffres indicateurs :
3 casques pour la tête, sans compter ceux pour les oreilles…

7. Bottes et « Crocs » : un dress code adapté

Charlie Dalin fait partie de la famille des marins habillés par l’équipementier breton Guy Cotten, partenaire du projet Apivia Voile. À ce titre, il bénéficie d’une panoplie complète de vêtements de mer pour toutes les conditions qu’il va rencontrer en l’espace des 70-75 jours, en passant du froid au chaud et vice versa, d’un extrême à l’autre, de la rugosité des latitudes australes à l’ambiance étouffante des zones équatoriales. Au chapitre des essentiels, ces « basics » sans lesquels il ne serait pas envisageable de faire ce tour du monde, il embarque trois cirés lourds, un top, trois pantalons… Pour le Grand Sud, il privilégiera le principe des multi-épaisseurs en mérinos. Bonnets, gants, bottes… bobs et crocs viennent compléter sa garde-robe planétaire.

Chiffres indicateurs :
4 hauts en mérinos et 2 gros sacs pour tout l’équipement vestimentaire.

8. Antennes satellitaires, smartphone et tablette pour un tour du monde ultra connecté

Pour la communication avec la terre, APIVIA est équipé de deux antennes satellitaires, avec un appareil principal et un autre en secours, qui se connectent H24 aux satellites dans l’espace, et qui renvoient à leur tour des signaux à terre. Cela permet à Charlie de télécharger ses fichiers météo et cela lui garantit des contacts essentiels pour sa sécurité, avec des secours, la direction de course, l’équipe technique APIVIA en cas de problème grave ; et des communications avec ses proches, importantes pour le psychologique et le moral. Dans le même sens un téléphone satellitaire Iridium est prévu en back-up en cas de défaillances des deux systèmes principaux. Il peut l’embarquer dans un bidon étanche en cas d’accident majeur.
« Charlie dispose d’un smartphone, d’une tablette qui permettent d’établir des communications, mais aussi par texte via des applications, qu’il utilisera dans ses échanges avec l’équipe technique, » indique Pierre Dayot. « L’Imoca APIVIA est aussi équipé du système du Vendée Globe, Ektacom, qui permet d’envoyer de l’audio et de la vidéo en « live » afin de partager son aventure avec le grand nombre. Charlie aime bien toute cette technologie, et cela me rend un peu plus serein, je sais qu’il fera un pré-diagnostic en cas de problème avant de m’appeler. C’est un gros avantage à bord de ces bateaux ultra connectés », ajoute ce spécialiste des domaines de haute technologie embarquée…

9. Caméras de surveillance

Le cockpit fermé d’APIVIA qui le protège de manière très efficace et sécurisante offre une visibilité très réduite sur le panorama, l’étrave et les voiles d’avant. Pour pallier à cet inconvénient lorsqu’il manœuvre, deux caméras latérales ont pris place sur le pont : une première, fixe, qui pointe à l’avant du bateau, une seconde qui peut faire des 360 et permet de varier les angles d’observation. En tête de mât, APIVIA est également équipé du système d’intelligence artificielle Oscar, qui repèrera à distance les « OFNIS » (Objet Flottant Non Identifié) qui pourront croiser sa route : des bouées, des bateaux, des objets dérivants… « Pour les selfies et des prises de vue, Charlie utilisera aussi les caméras du smartphone et de la tablette raccordées au wifi du bord », complète Pierre Dayot.

10. « Spare » es-tu là ?

Des brûleurs de remplacement, des briquets prévus dans les sacs de nourriture, dix bouteilles de gaz, ou encore deux lampes frontales rechargeables pour le quotidien… Le skipper d’APIVIA sera équipé pour vivre du mieux possible son quotidien de compétiteur océanique et faire face à toutes les pépins et tracas qu’il rencontrera au fil de son périple. À bord, il aura tout le nécessaire pour pallier à toutes les éventualités. Tous ces objets, simples ou de haute technologie, viendront en double. « Un deuxième pilote est déjà prêt à tourner, avec un simple bouton à tourner pour lui permettre de prendre le relai à tout moment », explique Pierre Dayot. « En informatique aussi, Charlie prend tout par deux : deux ordinateurs, deux écrans… le moindre équipement défaillant peut être préjudiciable pour le reste de la course. Au-delà, on prévoit des câbles, des claviers, des track-balls, et des pièces pour les capteurs de rechange… »