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IMOCA apivia

Une première course en solitaire très attendue pour APIVIA

La Vendée – Arctique – Les Sables D’Olonne sonne comme une répétition générale pour la flotte des IMOCA et Charlie Dalin, skipper d’APIVIA. Cette nouvelle course créée pendant la crise sanitaire emmènera les 21 skippers inscrits au Sud-Ouest de l’Islande et aux Açores pour une distance totale proche d’une transatlantique (3566 milles nautiques). Impatients de retrouver la compétition, Charlie Dalin et son équipe affichent ambition et détermination sur cette première en solitaire tout en poursuivant leurs travaux de préparation et de validation pour les emmener au départ du Vendée Globe en novembre.

Une course si particulière…

Une préparation atypique, des routines absentes, pas d’historique de course… Cette nouvelle « Vendée – Arctique – Les Sables » dénote dans le circuit IMOCA habitué aux mythes et à l’histoire. Cette fois-ci, c’est une première ! Un tracé inédit qui part des Sables D’Olonne pour rallier deux « waypoints » nommés « Unesco » pour celui situé au Sud-Ouest de l’Islande et « Gallimard » pour celui placé aux Açores. « C’est un peu déstabilisant car nos routines de préparation de course ont été complément bousculées. Habituellement, nous avons un convoyage dix jours avant la course, puis des contrôles de jauge, de sécurité, des briefings de course, des événements avec des partenaires mais là, tout diffère. Je ne retrouve pas les signaux habituels d’un grand départ de course comme la Route du Rhum ou la Transat Jacques Vabre. En plus, il n’y a pas d’historique ni de légende qui viennent pimenter à cet instant ce parcours – ma soif de compétition suffit à me motiver à 200 % du moment qu’il y ait une ligne de départ et une d’arrivée », sourit Charlie Dalin, prêt à en découdre pour aller chercher « au moins un podium. »

Bien dans le coup !

Entre la phase de déconfinement et le départ prévu ce samedi à 15h30, APIVIA a pu se mesurer aux autres IMOCA présents à l’occasion d’un stage organisé par le pôle de course au large de Port-la-Forêt. « On était bien dans le match et on s’observait beaucoup entre nous tous. Mon équipe était à bord avec moi mais j’étais bien le seul à manœuvrer ; en mode « faux solo » pour cet entraînement de 48 heures. On a eu jusqu’à 30 nœuds de vent au reaching et APIVIA s’est très bien comporté même quand cela a tapé fort. Le plus difficile a été le manque de signaux d’alerte lorsque le bateau buttait justement dans une vague, cela tape fort parfois, il faut savoir s’accrocher car cela peut être violent. » Des enseignements que Charlie intègre tout en poursuivant le développement de son APIVIA, jusqu’à tester un nouveau foil. « On a essayé un nouveau profil de foil pendant une navigation qu’on va fiabiliser par la suite pour le Vendée Globe. »

Un parcours magique

Malgré les passages incessants des dépressions qui s’amoncellent en cette période dans l’Atlantique nord, Charlie préfère souligner la magnificence des soleils de minuit qui guideront les étraves des IMOCA à l’approche de l’Islande. « Ce sera très sympa de ne quasiment pas avoir de nuit, j’ai vraiment hâte ! Dans ma jeunesse, j’ai travaillé un peu en Suède et le ciel sous ces latitudes m’a laissé de très beaux souvenirs. » Pour ce qui est du tracé pur, Charlie l’avoue : « ce sera difficile ! » Les changements de direction et d’intensité de vent rendront la course éprouvante aux 21 skippers et les passages des deux waypoints devraient rajouter une labeur à leur quotidien. « Matosser le bateau demande beaucoup de temps et d’énergie, cela s’anticipe. Même si nous devrions éviter les grosses tempêtes à cette période de l’année, les changements de voiles seront incessants et coûteux en énergie. On pourrait aussi rencontrer une zone de calme aux Açores donc une bonne stratégie va être primordiale. Le rythme sera plus élevé que sur un Vendée Globe car la course est plus courte et on peut donc s’octroyer des phases de repos moins longues. »

Sommeil, nourriture et podium

Tels sont les objectifs dans le désordre de Charlie et son équipe. « Si la victoire se profile, je la prendrai bien volontiers ; le podium reste mon objectif. » Seule grande course en solitaire avant le Vendée Globe, la « Vendée – Arctique – Les Sables », sera l’occasion de tester l’avitaillement de course ainsi que les phases de sommeil. « Je travaille avec le Centre Européen d’Epidémiologie des troubles du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu de Paris en liaison avec le docteur François Duforez qui m’aide à optimiser la gestion du temps de repos pendant les courses. J’en profite également pour tester mon avitaillement en vue du Vendée Globe où la nutrition et l’hydratation font partie intégrante de la réussite. » Nombreux sont les prétendants à la victoire finale de ce premier acte en solitaire de l’année après la Transat Jacques Vabre remportée l’an passé avec Yann Eliès. « Maintenant il faut davantage regarder le binôme « bateau – skipper » plutôt que le binôme que composaient les équipages en double. Le solo, c’est très différent », analyse le skipper, bien déterminé à ne faire qu’un avec son APIVIA.