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Le billet pour les Jeux

Le billet pour les Jeux
JULIE CHUPIN

Le billet pour les Jeux

Julie Chupin s’apprête à participer aux Jeux paralympiques de Tokyo en août prochain. Des années de préparation, d’apprentissage, de challenges, avec un seul objectif : revenir avec une médaille. Arrivée au centre de rééducation le Grand Feu après son accident qui lui a coûté une jambe, Julie découvre le tir à l’arc, passe les étapes et réussit à s’imposer dans ce sport. Portrait d’une femme que rien ne prédestinait à devenir une sportive de haut niveau.

Une incroyable ascension

À la suite de son accident en 2011, Julie Chupin s’est découverte une passion pour le tir à l’arc, un sport qui ne l’a plus jamais quitté. 
La Moncoutantaise, qui pratique le tir à l’arc depuis 2014, n’était pas prédestinée à ce parcours vers le très haut niveau. Avant, je n’étais pas une grande sportive. ​Le sport et moi ça faisait deux. La seule activité que je pratiquais était la natation“​. Et quand Julie découvre le tir à l’arc dans son centre de rééducation, c’est pour travailler ses appuis au sol. Loin de se projeter vers les Jeux paralympiques, elle pratique et découvre. 

À cette époque, la Fédération Française Handisport de tir à l’arc est à la recherche de femmes amputées ayant la capacité d’intégrer l’équipe de France en vue des Jeux de Rio 2016. C’est Anthony Rigault, membre de l’équipe technique de l’équipe de France, qui un jour, est venu à la rencontre de Julie dans le centre de rééducation. Très rapidement, il décèle le potentiel technique de la jeune femme. 

Après avoir convaincu Julie de se lancer, c’est tout naturellement qu’il devient son entraîneur, et c’est à ce moment-là que tout va commencer ! Le sport devient la thérapie de Julie. Corps et âme, elle se plonge dans ce projet et dans l’apprentissage.  

Après 1 an et demi de pratique intense et plusieurs victoires à son actif, Vincent Hybois, l’entraîneur principal de l’équipe de France, contacte la jeune femme pour lui proposer de participer à une compétition internationale à Nove Mesto, en République tchèque. Pour Julie, c’est une grande première. Avec beaucoup d’émotion en y repensant, elle se confie : “Je n’avais jamais voyagé, j’étais un peu stressée. Sur place, on m’a donné un sac avec mon équipement. Le lendemain j’ai enfilé ces vêtements. C’était bizarre. Je ne me rendais pas compte de mon niveau.”

L’archère manquera d’un point sa qualification aux Jeux de Rio 2016. “Nous étions déçus, mais il ne faut pas oublier que Julie pratiquait le tir à l’arc depuis seulement un an et demi”, relativise Anthony Rigault.

Ce qui aurait pu anéantir Julie la rend encore plus forte. Plus motivée que jamais et pleine d’espoir, elle continue à s’entraîner sous le regard de son entraîneur Anthony Rigault, avec un seul objectif en tête : les Jeux de Tokyo.
La marche en avant pour Julie est enclenchée, puisqu’elle a décroché le quota féminin en arc à poulie pour les Jeux de Tokyo, le 18 juillet 2021.

Focus sur l’équipe de France Handisport

Pour intégrer l’équipe de France et pour concourir aux Jeux paralympiques, les archers doivent passer devant des classificateurs basés sur 150 points qui déterminent s’ils peuvent concourir en handisport.

L’équipe de France de tir à l’arc regroupe tout type de handicap. C’est un ensemble de personnes avec des handicaps différents, mais qui concourt avec les mêmes règles. C’est le sport qui s’adapte aux handicaps.

Les règles de ce sport se basent sur celles du tir à l’arc valide. À une distance de 70 mètres, les archers ont pour objectif de planter leurs flèches dans une cible de 122 cm de diamètre sur laquelle sont tracés 10 cercles concentriques. Selon la zone où se plante la flèche, les archers reçoivent entre 0 et 10 points, la zone centrale étant la plus récompensée.

Au-delà de la pratique en elle-même, sur chaque compétition, l’enjeu majeur de Julie est l’adaptation. “Avec mon handicap qui est une amputation, il est très important pour moi de m’adapter au sol afin d’avoir un appui tout au long de la compétition”, nous confie-t-elle. 

Ce qui attend Julie aux Jeux paralympiques

La compétition paralympique de tir à l’arc comprend deux grandes phases :

  • La phase de qualification (round robin) : les archers tirent 72 flèches en 1h30. Cette phase permet de déterminer les archers qualifiés pour la phase de duels éliminatoires et le classement des archers entre eux afin de constituer un tableau final favorisant les meilleurs de la phase éliminatoire. Durant cette phase, c’est la régularité de l’archer qui prime.
  • La phase de duels éliminatoires : les archers sont opposés deux par deux dans des duels.

En arc à poulies, les duels se font sur cinq volées de trois flèches. Le gagnant est celui qui aura accumulé le plus grand nombre de points à l’issue des 15 flèches. Une flèche de barrage sera tirée en cas d’égalité à l’issue des 15 flèches.

LE SAVIEZ-VOUS ?
Au barrage, quand les flèches marquent le même nombre de points, le vainqueur est celui qui aura mis la flèche la plus proche du centre. À quelques semaines du début des Jeux, Julie attend impatiemment le grand jour. 

En attendant de la retrouver à Tokyo, découvrez son histoire au travers notre web-série en cliquant ici. Et pour suivre en direct le parcours de Julie pendant les Jeux paralympiques 2021, rendez-vous sur France Télévision du 24 août au 5 septembre 2021.